Ce que m'a appris mon été: L’art de ralentir quand tout bouge.
J’écris ces lignes en direct du café Léonord à Québec.
Ayoye.
Il s’en est passé des choses depuis janvier.
De mon arrêt de travail, à ma démission au printemps, aux remises en question professionnelles, au partage de mes créations artistiques, à l’idée de déménager qui mûrit depuis plusieurs mois, à l’offre d’achat acceptée à Québec, à la vente de notre condo à Montréal. À la recherche d’une nouvelle garderie pour Qc, au début d’un nouvel emploi (pour me permettre de lancer mes activités pro doucement, sans pression), à l’augmentation de ma clientèle de coaching. (Année du cheval de feu, hello ?!).
Disons que c’était beaucoup, beaucoup trop en même temps.
J’ai donc mis sur pause mes projets artistiques pour garder mon énergie pour mon projet de déménagement.
Je dormais mal.
Ma tête allait dans tous les sens. Je ressentais un vertige face à tous les changements qui s’en venaient.
À travers tout ça, j’ai pris la décision extrêmement difficile de trouver une nouvelle famille pour ma chienne Nola (parce que la vie avec un jeune enfant ne lui convient pas).
J’ai perdu mon emploi après 3 mois, parce que l’entreprise pour laquelle je travaillais avait de la difficulté à y arriver vu l’état du marché. Je perdais donc le petit repère qu’il me restait dans cette nouvelle vie qui m’attendait.
Puis, est venu le temps des vacances en famille sur le bord d’un lac.
On n’avait rien prévu de compliqué, on voulait surtout se reposer en vue de notre déménagement.
Par contre, mon corps était en état d’alerte. Je ressentais le besoin de me trouver un nouvel emploi pour mieux atterrir à Québec. Pour arrondir mes fins de mois. Et en même temps, je savais que ce n’était pas ce dont j’avais réellement besoin.
Puis, c’est en parlant avec mon conjoint qu'il m’a demandé : “Pourquoi tu ne prendrais pas le temps d'atterrir? De te concentrer sur ce que tu veux vraiment.” Il m’a partagé ce que je prône moi-même… Ralentir pour mieux ressentir. Pour prendre des décisions plus alignées.
Alors j’ai décidé de me donner le droit de ne pas chercher un job à temps partiel pour le moment.
J’ai décidé de m’offrir cet espace qui est tant bénéfique.
Qui permet de voir plus clair.
De ne pas courir dans tous les sens par peur du manque.
J’ai décidé d’accepter cette phase de transformation.
De changements majeurs.
Ceux qui bousculent tout ce qu’on pensait stable.
Accepter que je contrôle peu de choses. Que je contrôle seulement ma réaction face à tous ces changements. Des changements que j’ai visualisés et souhaités (mais on va se le dire, ils arrivent parfois un peu plus vite qu’on pensait…).
Alors je décide de prendre le temps de vivre ce changement de vie. De mettre du temps sur mon coaching, sur tous ces projets qui m’habitent et me font bondir du lit le matin tellement j’ai hâte de mettre les mains à la pâte. De prendre des contrats qui m’inspirent ou qui me permettent de mettre du temps là où j'ai vraiment envie de contribuer.
D’y aller doucement.
À travers des séances de yoga.
Du ménage dans ma paperasse.
Du flânage dans mon nouveau quartier.
De café avec des connaissances.
De vide aussi (c’est pas facile pour moi).
Je décide de suivre l’élan qui m’habite. D’écouter mon intuition, de laisser la vie me porter un peu. Un peu comme une chaloupe qui se laisse porter par ses coups de pagaie. J’ai pris des décisions qui m’ont amené là où je suis aujourd’hui et je crois que je dois maintenant laisser le temps faire son travail.
En espérant que mon partage résonne pour vous.
Et vous, comment s’est passé votre été? Comment est-ce que vous voyez votre automne?
- Raphaëlle