Marketer la transition écologique pour qu’elle soit sexy.

Gros jeudi dans mon bureau.

J’ai envie qu’on repense ensemble la stratégie de la résolution de la crise environnementale.
Ouais, juste ça.

En bonne fille de com avec expérience en stratégie, entrepreneure et artiste, je me questionne beaucoup sur comment je peux contribuer.

Alors, aujourd’hui, j’ai envie qu’on regarde le tout avec la loupe du marketing.

Dans le documentaire Virage vert : les règles du jeu de Catherine Perrin, Steven Guilbeault mentionne que pour que le virage vert se fasse, il faut repenser comment on vend le tout. Il partage l’exemple du marketing du voyage outre-mer. Dans les annonces, on nous montre un couple, pieds nus dans le sable, le soleil qui caresse leur peau, un délicieux pina colada à la main et l’air reposé. 

On ne montre pas les heures d'attente à l’aéroport, la perte de valise, la tourista, le coup de soleil qui t’empêche de dormir, le drink trop dilué, le compte en banque dans le rouge, pis le décalage horaire…  

Voyez-vous où je veux aller ?

Dans la transition écologique, on met surtout en avant ce qu’on perd. Comme si ça devait seulement nous coûter quelque chose.

On va se le dire, ça ne donne pas trop envie.

Et si on regardait plutôt ce qu’on gagne? 

Regardons la scène sous cette loupe :

Un couple se réveille, le cadran sonne, mais il n’y a pas d’urgence.
C’est vendredi, et les vendredis, c’est congé.
Congé pour passer du temps en famille, faire du ménage, des courses ou du bénévolat pourquoi pas.
Oui, parce que maintenant qu’on produit moins, on peut aussi travailler moins.

Dehors, il y a plus de verdure, d’arbres, de fleurs, d'oiseaux, d’insectes pollinisateurs. 

Plus d’échange avec des gens, d’esprit de communauté, de rire, de moments de joie.

Plus de temps pour des passe-temps, des activités en famille.

Plus de mobilité du corps, d’air frais et pur.
Plus de partage, d’entraide. 

M’semble que ça vaut le coup de visualiser ce genre de quotidien. Un voyage plus local, mais dans lequel on troque du temps d’écran par du temps de qualité avec nos proches, avec nos voisins.

C’est là qu’il devient intéressant de se demander de quel genre de plus on veut réellement?

Est-ce que je veux,
Plus d’heures au bureau?
Plus d’objets dans ma maison?
Plus de feux de forêt?

Plus de dettes?
Plus de solitude?
Plus de perte de sens?
Plus de problème de santé?


Personnellement, ce n'est pas le genre de plus que je veux.
Je préfère avoir plus de temps avec mon fils.
Plus de temps pour créer.
Plus de verdure dans mon quartier.
Plus d’échange spontané avec des inconnus.
Une bonne santé

Plus de liberté.

Souvent on dit que c'est utopique comme qualité de vie. Selon moi, ce qui est utopique, c'est de penser qu'on peut continuer à prendre autant à la terre, sans penser qu'il y a une fin.

Et toi, qu’est-ce que tu souhaites vivre comme quotidien? Où veux-tu mettre ton temps, ton argent, ton énergie?

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Le pouvoir de la visualisation